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11/11/11

Posté par ENO filles le 11 novembre 2011

Un jour nous nous sommes crus en paix.

Mais c ‘est quoi la paix?

« La paix est le temps où les fils enterrent leurs pères,
La guerre est le temps où les pères enterrent leurs fils. »
écrivait Hérodote.

Et la paix n’est plus car des morts, nous en enterrons tous les jours, désormais dans des conflits mondiaux auxquels nous sommes contraints de participer, dans l’espoir d’une paix qui s’étende au monde entier.

Se préserver l’oubli, c’est espérer la paix.

Alors, qu’en est-il aujourd’hui de la célébration du 11 novembre ?

« C’est vrai, on vous oubliera. Oh ! je sais bien, c’est odieux, c’est cruel, mais pourquoi s’indigner: c’est humain…Oui, il y aura du bonheur, il y aura de la joie sans vous, car, tout pareil aux étangs transparents dont l’eau limpide dort sur un lit de tourbe, le cœur de l’homme filtre les souvenirs et ne garde que ceux des beaux jours. La douleur, les haines, les regrets éternels, tout cela est trop lourd, tout cela tombe au fond…. On oubliera. Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont. L’image du soldat disparu s’effacera lentement dans le cœur consolé de ceux qu’ils aimaient tant. Et tous les morts mourront pour la deuxième fois(…) Roland DORGELÈS -Les Croix de Bois

Le Président Sarkozy a décidé cette année de rendre hommage à tous les soldats morts pour la France. Une sorte de « Memorial day » à la française. Il a décoré les drapeaux de toutes les nations où ils ont été présents pour récompenser collectivement les soldats qui y ont combattu.

Néanmoins le Président a précisé que cet allègement mémorial commémoratif ne supprimerait aucune célébration, telle que 14 juillet, 8 mai 1945, mais qu’il s’agissait de donner encore plus de sens à ces journées.

Victor HUGO écrivait déjà « Ne laissons jamais s’effacer les anniversaires mémorables.
Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates,
Comme on allume des flambeaux
. »

L’horrible guerre

« Leur soleil s’est couché avant la fin du jour »

Giono en parlant de Verdun disait qu’un soldat c’était alors un tiers de courage, un tiers de contraintes et un tiers d’alcool. Il était exclus de « charger » sans être « déchargé ».

A cette époque la vie humaine était méprisée par des technocrates incompétents qui se trompaient de guerre.

Tranchées creusées à la va-vite alors que les Allemands s’installaient pour durer.

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Refus de faire protéger les soldats : port du képi au lieu de casque adopté par les Allemands installés dans une guerre plus moderne et plus efficace, la baïonnette. Foch disait « rien ne surpasse l’arme blanche ».

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une tunique de uhlan, c’est-à-dire d’un cavalier allemand, dite « ulanka », datée de 1910

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 des uniformes français

On minimisait tout de manière à pousser les jeunes hommes à s’engager.

Fanatisme, révolte et désespoir étaient des mots clés de cette guerre.

Il fallait diaboliser l’ennemi.

Mémoire de poilus

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Ici le portefeuille d’un soldat

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Alors que dans « Paroles de poilus » l’auteur, René Pigeard écris, je résume : « défends-toi de ton mieux et défend les pauvres gens chez nous et chez l’ennemi . » « Paroles de Poilus » Lettres et carnets du front 1914-1918″, recueil que l’éditeur (LIBRIO) présente ainsi : « Ils avaient 17 ou 25 ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvrier ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers… Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants, revêtir l’uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés… Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures…

Il y avait même à l’école une formation de « tir à la carabine » consacrée par un diplôme : « le Diplôme de la Drôme provençale »

Documents de l’époque

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Image 1: La collection du musée de la Grande Guerre comprend de nombreuses affiches, dont celle-ci, très étonnante. Mais les visiteurs pourront également y découvrir des dessins, des lettres ou des cartes postales datant de cette époque. © Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux/D.Pazery

Image 2: Le journal satyrique « la Baïonnette » dont la parution sous ce titre débute en 1915 sera présenté au musée de la Grande Guerre. Il permettra de mieux comprendre l’atmosphère qui régnait en France durant ce premier conflit mondial

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La boite de sardines, le quotidien du soldat 

 Le 20 août 1914 fut une pure boucherie.27.000 morts ce jour -là et pendant toute cette période jamais moins de 20.000 morts chaque jour. Une génération complète a ainsi disparu. Suivie de près par l’épidémie de grippe espagnole qui a tué presqu’autant de monde que la crise de 1929.

Nos jeunes soldats n’étaient plus que des moitiés d’hommes, brisés, mutilés. La guerre a généré des « gueules cassées » et des millions d’alcooliques.

Aujourd’hui: Un Spectacle musical

Lettres à Adèle. Paroles de Poilus de 1914-1918.

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Vendredi 11 novembre 2011, à l’occasion des commémorations de l’Armistice, un spectacle musical de Sabine Richard, conteuse, intitulé « Lettres à Adèle » animera l’église de Réveillon, dans la Marne… « Au début de l’aventure, il y avait des lettres de poilus de ma famille qui reposaient dans une pochette au grenier. Ces lettres écrites sur du mauvais papier, semblaient oubliées. Je les ai relues et peu à peu le projet est né. Je suis allée chercher d’autres textes de Poilus et l’histoire s’est mise en place : cinq camarades qui écrivent à l’institutrice de leur jeune temps, l’horreur des tranchées, les privations, le froid, la faim et l’injustice de la Grande guerre »

  Nicolas Sarkozy

Il ne s’agit pas d’honorer la guerre mais ceux qui l’ont faite et sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. Mais plutôt de célébrer une victoire, celle du courage de ceux qui se sont battus.

« « N’oubliez jamais non pour perpétuer des haines, mais au contraire pour puiser dans les heures d’épreuves du passé des raisons et la force de persévérer à l’édification de l’Europe et de la paix. »- Le président de l’amicale du 101ème régiment d’infanterie en 1970, cité dans l’ouvrage « Mémoire des Monuments et Souvenir des Hommes » de Jean DAUPHIN

« La guerre suppose une grande absence de réflexion égoïste, puisque après la victoire, ceux qui ont le plus contribué à la faire remporter, je veux dire les morts, n’en jouissent pas (…) « Les vrais vaincus de la guerre, ce sont les morts. » signé Ernest RENAN

Le musée de la Grande Guerre à Meaux.

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Les traces de la Première guerre mondiale sont désormais exposées aujourd’hui au Musée de la Grande Guerre, à Meaux.(… Ici, le musée en construction, en août 2011. © Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux/D.Pazery)

Le mémorial de cette guerre proposera aux visiteurs de s’immerger dans le quotidien de 1914 à 1918 : des objets à toucher et manipuler, des ambiances olfactives, des projections… Ici, une boite de sardines contenant des tracts allemands.

« La collection du mémorial “exprime l’émotion, la lassitude, la colère, la fierté, la séparation et une grande partie des nombreuses facettes révélées ou obscures de l’événement”, explique Jean-Pierre Verney, qui a rassemblé tous ces documents. © Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux/D.Pazery »

De nombreux sites témoignent déjà des combats du début de la guerre : Barcy, Chambry, Chauconin- Neufmontiers

A l’origine du mémorial des Poilus, il y a un homme : Jean-Pierre Verney.

En 2004 François Copé rencontre Jean-Pierre Verney.

En 2005, ce spécialiste de 1914-1918 accepte de vendre son incroyable collection à la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux, présidée par Jean-François Copé

C’est ainsi que naît le projet du musée de la Grande Guerre à Meaux.

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Depuis la fin des années 1960, il a rassemblé près de 50 000 objets et documents: fusils, mitrailleuses, sabres, baïonnettes, obus, torpilles…

Mais aussi objets de la vie quotidienne des soldats et des civils, uniformes, (plus de 200 uniformes complets seront exposés au musée de la Grande Guerre, représentant la totalité des 35 pays belligérants) charrettes, lit d’hôpital, journaux, photographies, affiches, cartes postales… La liste est longue. La direction du musée attend plusieurs milliers de visiteurs.

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Après la Première Guerre Mondiale, la France comptait de nombreux mutilés.

Ici, une pièce marquante du musée, une prothèse de jambe gauche articulée

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Image1: Ce masque à gaz allemand a été utilisé à partir de 1915. Outre ces équipements de soldats, l’armement et l’artillerie seront aussi exposés au musée. © Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux/D.Pazery

Image 2: Sur cette image, le camouflage facial américain monté sur un casque Adrian français. Ce dernier équipait les 4 régiments noirs de l’armée américaine en 1918. © Musée de la Grande Guerre-Pays de Meaux/D.Pazery

Ce 11 novembre 2011, le musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux sera inauguré par Jean-François Copé, Président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux.

Nicolas Sarkozy devrait également faire le déplacement pour cet événement symbolique.

Extraits de documents de l’Internaute et autres sites sur le Web

* Renseignements : Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux
Hôtel de Ville – BP227
77107 Meaux Cedex
Tél. : 01.60.32.14.18
E-mail : contact@museedelagrandeguerre.eu

* Horaires d’ouverture :mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h et le dimanche de 14h à 17h

*Mes précédents articles

11 novembre 2008 C’était il y a 90 ans

11 novembre 2009 Souvenirs de soldats

Jeudi 11 novembre 2010 – Devoir de mémoire

ndlr: pardonnez-moi ce retard par rapport à l’actualité mais dans ce blog je ne suis pas toujours maitresse de l’éditeur de texte.

Publié dans 1914, 2011, Guerre | 4 Commentaires »

 

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